•  FRANCOIS HOLLANDE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SUR FRANCE DEUX  -        MARDI 29 MAI 2012

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                                                   François Hollande sur France 2. © Thomas Samson / AFP Pool/AFP

    "Je ne suis pas un président en transition, je suis un président en action." Ainsi se présente François Hollande, mardi soir, sur le plateau du 20 heures de France 2 pour sa première interview depuis l'élection présidentielle du 6 mai dernier.

    Il l'assure : "Je n'ai pas eu de stress", car, dit-il "j'étais préparé à la fonction". Et le président de se lancer d'emblée dans un rappel de ses premières oeuvres, réalisées à un rythme marathonien. "J'ai vite rencontré Angela Merkel, c'était le mardi. Puis je suis allé aux États-Unis pour le G8, c'était le vendredi, puis le sommet de l'Otan, nous étions le lundi. Et vendredi dernier, j'étais en Afghanistan pour parler aux troupes françaises."

    "Les plans sociaux", "l'Europe en difficulté", "les affaires du monde"...,comme il l'énumère lui-même, "les défis qu'il a devant lui" sont nombreux : revue de détail de ses principales déclarations :

    AFGHANISTAN - "J'ai anticipé"

    "L'Otan prépare la transition", commence François Hollande. "J'ai anticipé..." Ainsi confirme-t-il que les troupes combattantes françaises, 2 000 soldats, quitteront le territoire afghan avant la fin de l'année 2012, comme annoncé durant sa campagne et confirmé lors du sommet de l'Otan à Chicago le week-end dernier.

    Hollande souligne : "Comme je suis le président d'un grand pays, la France, cette décision a été respectée, car j'ai voulu qu'elle soit préparée avec les alliés, coordonnée, et elle l'a été." Il rappelle qu'il "avait préparé cette grande question avec le président Karzai". En effet, il n'avait pas attendu la passation des pouvoirs pour s'entretenir avec son homologue afghan aussitôt élu président. Il lui avait rappelé ses engagements de campagne.

    François Hollande, qui s'est rendu vendredi dernier en Afghanistan, "a salué les Français qui sont tombés. 83 hommes et 700 blessés" depuis le début de la guerre. Il rappelle que certains vont rester, mais "pas longtemps", sans donner plus de précision, notamment "pour former les cadres de la police afghane" ou "gérer l'hôpital".

    SYRIE - Une intervention militaire "n'est pas exclue"

    François Hollande a pris la décision, annoncée mardi matin, d'expulser l'ambassadrice syrienne de France "en concertation avec nos principaux partenaires". Alors que les massacres de la population se poursuivent et que l'ONU se contente pour l'heure de prendre des résolutions, le président estime désormais "qu'il y a des sanctions à prononcer qui doivent être beaucoup plus dures, renforcées" à l'égard du régime syrien.

    Il rappelle qu'il rencontre en France, vendredi, le dirigeant russe Vladimir Poutine. "C'est lui, avec la Chine, qui est le plus en retrait. Nous devons le convaincre que ce n'est pas possible de laisser le régime syrien massacrer sa population."

    Surtout, Hollande estime qu'une intervention militaire "n'est pas exclue", toutefois, il faut qu'elle se fasse "dans le respect du droit international". D'autant que Hollande souligne "que la pression n'est pas forcément militaire". Et de rappeler l'imminence de la conférence des amis de la Syrie, l'importance d'organiser l'opposition "pour faire en sorte qu'elle puisse être capable de se substituer au régime syrien".

    COUPLE FRANCO-ALLEMAND - "Pas l'unique moteur"

    Interrogé sur les premiers pas du nouveau couple franco-allemand, Hollande martèle que ça ne doit pas être "l'unique moteur" de l'Europe : "Je veux trouver un bon équilibre entre la France et l'Allemagne", qui puisse "entraîner les autres". Sur sa relation avec Angela Merkel, à qui il tente d'imposer des mesures de croissance à ajouter au pacte de stabilité financière, le chef de l'État l'assure : "Elle admet le principe de la croissance, comme j'admets le principe du sérieux budgétaire." Et d'avoir une lecture optimiste de l'attitude de la chancelière : "Elle est hostile aux eurobonds, mais elle ne dit pas jamais. Elle dit pas tout de suite."

    En fait, alors que "les mesures d'austérité se généralisent, comme les plans de licenciement", Hollande explique : "Je ne peux pas accepter que l'Europe soit regardée comme un continent malade." Lui qui a senti "de la compassion" lors du G8 qualifie l'euro de "monnaie essentielle".

    ÉLECTION EN GRÈCE - "Que les Grecs fassent le choix de l'Europe"

    De nouvelles élections législatives vont se tenir en Grèce le 17 juin. À ce propos, Hollande "souhaite que les Grecs fassent le choix de l'Europe". "Je pense qu'ils ont beaucoup donné dans cette période en termes d'emploi, de pouvoir d'achat", rappelle-t-il. Désormais, "ils doivent être mis devant leurs responsabilités".

    SMIC - "Oui, il y aura un coup de pouce"

    Après avoir souligné "le changement de méthode", alors que Jean-Marc Ayrault a reçu les syndicats à Matignon mardi, Hollande promet : "Oui, il y aura un coup de pouce" pour le smic. "Il devra rattraper ce qui ne l'a pas été cette dernière année."

    Mais le président refuse de donner une idée de l'importance de ce coup de pouce : "Si je vous donnais la réponse, je ne serais pas dans la concertation et la discussion". Toutefois, il martèle qu'il "ne faut rien faire qui puisse déséquilibrer notamment les PME, qui sont dans une situation de difficulté".

    ESTIMATIONS DE CROISSANCE - "Ce que j'ai promis, je le tiendrai"

    Hollande rappelle que "son prédécesseur" - il nomme Nicolas Sarkozy de cette façon durant toute l'interview - "avait eu une estimation de croissance optimiste". Elle sera plus faible qu'annoncé. "Mais je ne serai pas dans le fatalisme, je ne baisserai pas les bras", assure-t-il, avant de promettre qu'il "prendra des mesures de redressement productif", du nom du ministère attribué à Arnaud Montebourg. "Ce que j'ai promis, je le tiendrai", jure Hollande.

    Il a assuré durant la campagne qu'il ramènerait le déficit français à 3 % en 2017. "Avec cet objectif, nous ferons des économies ailleurs." Sur la question des retraites notamment, il rappelle que les gens qui ont cotisé 41 ans pourront bien partir à 60 ans. "C'est une injustice, elle sera réparée."

    PARIS-BRUXELLES EN TRAIN - "Je veux faire simple"

    Son choix, la semaine dernière, de faire Paris-Bruxelles en train a beaucoup fait parler. Accès de démagogie ? Hollande nie : "Je veux faire simple. Avant, pour aller à Bruxelles, deux avions décollaient." Le chef de l'État ayant raté le dernier Thalys, il a même dû rentrer en voiture. "Ça m'a obligé à rentrer plus tard, et alors ? Une heure ou deux de mon temps, je préfère faire simple", répète-t-il. "Faire simple, ce n'est pas faire médiocre ou faire banal, c'est au contraire avoir le respect des Français."

    GRAND MÉNAGE DANS LA POLICE - "Ça va s'arrêter là"

    Michel Gaudin, le préfet de police de Paris, Bernard Squarcini, le directeur central du renseignement intérieur, et Frédéric Péchenard, le directeur général de la police nationale, vont être démis de leurs fonctions par le nouveau pouvoir. François Hollande assume, et nie s'être lancé dans une chasse aux sorcières : "Ce n'est pas une valse considérable, trois personnes."

    Il rappelle : "Ces hauts fonctionnaires étaient très proches de mon prédécesseur, dans un domaine essentiel, la police et la sécurité. Ils seront remplacés non pas par des proches, des intimes, des obligés, mais par de hauts fonctionnaires de qualité. La police doit être une institution respectée." Mais il l'assure : "Ça va s'arrêter là, je ne cherche pas je ne sais quelle chasse."

    CAMPAGNE LÉGISLATIVE - "Faire en sorte qu'il y ait une majorité pour le changement"

    Hollande l'avait dit, il abandonne les réunions partisanes, alors, il ne s'impliquera pas dans la campagne des législatives. "Je ne suis pas le chef du gouvernement, c'est Jean-Marc Ayrault, je ne suis pas le chef de la majorité, c'est Martine Aubry." Mais tout de même, il envoie un message : que les Français fassent "en sorte qu'il y ait une majorité pour le changement", une majorité qu'il aimerait "large, solide et cohérente".

    Il rappelle au passage quelques promesses de campagne qu'il ne pourra pas tenir en situation de cohabitation avec la droite : "Les lois sur le redressement productif, la création de la banque publique d'investissement, la revalorisation du pouvoir d'achat des plus modestes, la réforme des retraites..."

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